mercredi 5 janvier 2011

Premieres impressions argentines

Bonjour tout le monde !
Apres 2 jours de voyage en bus et avion, malade de l'estomac (fallait bien que ca arrive en 6 mois), me voila arrivee en Argentine. J'ai passe l'apres-midi d'hier a Buenos Aires pour regler des histoires de baggages et hop, vol pour Rio Gallegos (tout en bas, sur votre carte d'Argentine). Ce matin, nous avons dormi a l'aeroport et puis il n'y avait plus de place dans le bus, donc nous allons demain pour Ushuaia... wahhhhhhhhhhhhhhhh !

Alors, sinon, mes premieres impressions sur l'Argentine :
cher, europeen, tres depaysant.
Me voila confronte au choc culturel dans l'autre sens. C'est tres violent, mais au moins le retour en France sera plus facile.
Donc en gros :
  • Les argentins sont des italiens hispanises.... leur accent est chantant, ils prononcent le "ll" comme ch ou j (entre les deux) et surtout, ... ils sont BEAUX ! mais vraiment. et avec leur petit accent qui chante.... mmmmmm.....
  • Buenos Aires mais aussi le reste de l'Argentine est tres europeen. On me larguerait en plein milieu de BA, je me croirai en France, a Paris par exemple. Malheureusement les prix aussi sont tres europeens. Pour l'instant la ville ne me fait pas grande impression mais je verrais en rentrant, j'y passerai 2jours (oui c'est peu) avec un ami-guide local. Oui, aussi, il y a des magasins carrefour, Etam et Renault et Peugeot ont la cote...On est vraiment en Europe !
  • Il fait chaud ! surtout en venant de Cusco ou de la Paz et de ces 3600m d'altitude. Rio Gallegos est un peu moins chaud, heureusement, on est tres bas, mais pour l'instant, je touche du bois, je pense qu'on n'aura pas trop froid....
Voila ! Je vous laisse, prochaine etape Ushuaia donc, je vous tiendrai au courant des que possible. Sans doute pas de photo avant mon retour en France, je veux profiter de mes derniers instants sur ce continent.

lundi 3 janvier 2011

Y tambien la lluvia

Début janvier sort un film sur la guerre de l'eau à cbba avec... Gael Garcia Bernal. Le film a été tourné dans les locaux de l'université où je travaillais.

Año nuevo en Cusco

BONNE ANNEE A TOUS !!!!!
Je reprends le clavier pour vous conter ma semaine péruvienne. Je suis allée donc à Cusco fêter le nouvel an. J'ai voyagé avec des amis boliviens et quelques volontaires. Je ne sais pas si vous avez suivi les nouvelles boliviennes récemment mais il y a eu quelques émeutes et pour cause : le prix du gaz et du pétrole ont été multiplié par deux du jour au lendemain. Pourquoi ? Parce que les prix au Pérou sont le double de ceux de la Bolivie et du coup il y a tout un réseau de contrebande. Donc, pour limiter, on met tout au même prix, oui, sauf que si les salaires boliviens ne montent pas, ça fait mal. Bref, c'était un peu la panique, plus aucun bus en circulation, les prix de micros de Potosi qui sont passés de 1bs à 5bs... ! Imaginez le bordel. Evidemment, juste au moment où nous avions décidé de partir pour Cusco en sachant que notre parcours était cbba-lapaz-cusco en bus... Voila quelques liens pour vous expliquer la situation :

Bref, nous avons réussi tout de même à partir de Cochabamba en bus privé, c'est-à-dire un break pour 6. Plus cher, mais plus rapide et surtout qui marche. A La Paz, les bus pour le Pérou marchaient normalement mais du coup nous avons du attendre 4h dans le boui boui du terminal... 
Oui, oui promis, Bolivie, je reviens bientôt...


Il nous reste encore 12h de bus jusqu'à Cusco cependant. Chacun s'occupe à sa manière mais étant donné la nuit difficile, il y a bcp de comatage...


Arrivées après un jour de voyage à Cusco, nous n'avons pas veillé très tard. Nous étions 10 donc inutile de vous raconter le bazar pour aller tous manger ensemble, ça nous prenait bien une bonne demi-heure pour tous se retrouver, une demi-heure de plus pour se décider, et enfin une demi-heure pour se bouger !!! mais c'était une très bonne ambiance, que des gens biens ! 
de gauche à droite en haut : Floor, Daniel, Mati, Tess, Moi, Bengt, Rike, Mauro
en bas : Ives, Shireen

J'en ai profité pour faire une petite balade un jour autour de Cusco et voir la ville d'en haut (La balade de certains sites incas étant tombé à l'eau à cause de la pluie...).



Nous avons aussi visité le couvent Santo Domingo, très sympa...

Maintenant, parlons un peu du réveillon même. Nous logions dans une auberge de jeunesse irlandaise (pour vous dire, quand on parlait espagnol au barman, il ne comprenait pas....) et donc nous avons fêté un peu tous les jours de l'an : le français/européen à 18h, puis l'argentin (nous avions récupéré un petit argentin dans notre groupe), puis le bolivien, et enfin le péruvien.... Oui, on a bien fait la fête. Donc nous sommes restés un peu dans le bar de l'auberge et puis vers 10h-10h30, nous sommes allés sur la Plaza de las armas (place principale) et là, c'était tout simplement la folie : pétard et feu d'artifices dans tous les sens, c'en était même dangereux. Mais c'était très festif au moins. Le coup des 12 grains de raisins, ça se fait pas trop ici. Par contre, les gens font 12 fois le tour de la place principale à minuit en courant... un peu la folie. 



et après ? on est reparti au bar de l'hôtel.
Sur les photos, il y a bcp de jaune. Car le jaune est sensé porter chance pour la nouvelle année à ceux qui en portent. J'avais opté pour la discrétion et la classe à la française : une plume dans les cheveux...

Quoi de plus ? pas grand chose, on fête le nouvel an comme en France sinon !
demain, direction l'Argentine... dernière étape de mon périple...

dimanche 26 décembre 2010

Feliz Navidad !

Donc oui tout d'abord, meilleurs voeux à tous pour cette fin d'année !
Ici, Noël se fête le 24 au soir. Le 25, rien de particulier, mais vraiment rien, à part que tous les magasins sont fermés. On donne les cadeaux le soir du réveillon et non pas le 6 janvier pour les rois comme en Espagne. 
Alors d'abord l'ambiance dehors... Et bien c'est simple, c'est comme chez nous, il y a plein de guirlandes illuminées, de sapin de noël (des faux...) à une chose près, ici, il n'y a pas de neige. Non, il fait 35°C. Enfin, là je vous mens un peu, depuis deux-trois jours, il fait un peu frais et c'est couvert mais bon, vous avez compris. Ensuite il y a un autre truc assez original : Coca-cola est un peu le maître du monde : au IC Norte (supermarché du coin), il a payé son propre sapin artificiel, fait de couronne de taille de plus en plus petite de bouteille de coca... si si.... ; deuxième exemple, au ciné center, il sponsorise pour les décorations de noël qui sonnent différents chants de Noël (évidemment, les deux lampadaires voisins ne sont pas synchronisés).
En ce qui me concerne, malgré ce climat très noël, je ne m'y suis pas fait : je suis partie de France, c'était l'été, et ici le temps est toujours, ou presque au beau fixe, alors pour moi le temps n'avance pas depuis 6 mois, c'est toujours l'été, c'est toujours les vacances, et je suis encore là pour six mois... Ben non, je pars demain de cbba... on y revient tout à l'heure.
Alors, notre maison est décorée depuis le début du mois aussi sur ce thème. Il y a des décorations dans tous les sens. Un sapin, évidemment mais aussi des petits personnages de Noël dans tous les recoins du salon, de la cuisine...
 







La journée du 24 s'est déroulée de manière classique je dirais, si ce n'est que j'ai cuisiné deux quiches lorraines et des truffes pour ma famille... Ma mamita ici réclamait une quiche lorraine depuis 3 semaines et le repas de Noël avec les étudiants.
Le 24 au soir, nous avons commencé l'apéro vers 22h30 puis mangé vers 23h30. Qu'est ce qu'on mange pour Noël ? une dinde, avec du riz, des pommes de terre, des carottes, et une crème sucrée de pomme avec du céléri (oui ça parait bizarre mais c'est tout simplement délicieux). Nous avons aussi eu des biscuits au gingembre, d'autres aux amandes (faits par Tess, ma co-volontaire) et un peu de pudding anglais. Tess a passé un coup de fil sur skype pusique ça famille en Australie mangeait elle son déjeuner du 25 décembre... !
Puis Papa Noël est passé, et Vane a distribué les cadeaux. Et puis voila, on a rangé et hop au dodo. 

Ma famille bolivienne  : Vane, Papito, Moi, Mamita, Pame et la Vicki (qui aide mamita à la cuisine)

Le père Noël est passé pour tout le monde, Vicki

Papito

La tante de passage pour les fêtes (et du coup, on est tellement serrés, que Tess dort avec moi)

Une autre co-volontaire : Vanessa (d'Irlande)

Mamita, et sa gourmandise légendaire

Vane

Pame

Tess

Dodo que j'attendais avec impatience : la veille, nous avons un peu fait la fête entre volontaires/boliviens pour le départ de 2 volontaires et moi-même. J'ai dit au revoir à mon pilier d'amitié ici, Fränz. 

Je me sens un peu triste depuis quelques jours de partir, de dire au revoir à ma famille et à mes amis ici. On ne reste pas dans un endroit 6 mois sans y laisser une partie de soi. Je sais que je reviendrai, je sais que je reverrai certains volontaires en France/Europe, mais c'est quand même difficile. Heureusement je suis très impatiente de mon voyage et de vous revoir tous en France !

mercredi 15 décembre 2010

Tia international aid

Je vous ai mis dans le lien de cette association.
http://www.tia.org.au/
Depuis 2 mois, une autre volontaire vit chez moi, mais elle n'est pas de Projects Abroad, ou plutôt elle en était. Je vous explique ?
Il s'agit de Tess. Elle est venue il y a 4 ans à peu près par Projects Abroad, ici, dans ma famille pour travailler 3 mois en orphelinat. L'expérience l'a tellement marqué que, à peine de retour en Australie, elle a monté son assoc. pour recueillir des fonds et continuer une action ici. C'est maintenant sa troisième visite ici. Elle doit finir ses études en Australie et elle viendrait ensuite ici s'installer et faire marcher son assoc.
Je lui ai proposé aujourd'hui de monter une branche de son assoc. en France à Lyon. Ce n'est pour l'instant qu'une idée. Si vous connaissez des gens intéressés pour m'aider dans cette aventure, faites le moi savoir !

jeudi 9 décembre 2010

8 décembre à Cochabamba

Un peu de culture lyonnaise.... non, ce n'est pas le but de ce blog. Mais par contre, une lyonnaise comme moi, convaincue, élevée au beaujolais comme diraient certains, ne peut pas passer un 8 décembre sans bougie. Par contre, bon j'ai un peu adapté ça. Déjà, ça fait une semaine que j'embête tout le monde ici avec ça. Ensuite, je suis allée acheter des bougies, mais bon c'est pas les loupiottes qu'on trouve nous à un euro les dix mais bon, c'est le 8 décembre.

Alors voila, je suis allée retrouver du monde à la Muela, le bar d'Alvaro et nous avons décoré la fontaine du patio devant. Il trouvait ça tellement sympa qu'il en a gardé une de chaque pour lui pour se souvenir ! Mon implantation de la tradition du 8 décembre commence bien !

De gauche à droite : Moi, Alvaro le maître des lieux, Bengt 

Shireen et moi

jeudi 2 décembre 2010

Germinal, ou l'enfer des mines de Potosi



Donc me voilà, oui, je sais la sieste a été longue, mais la fin de mon séjour approche et j’ai beaucoup de projets que j’ai lancé que je dois gérer maintenant et donc je ne manque pas d’occupation mais plus de sommeil.
Donc, c’est parti pour Potosi. Cela fait un petit moment que je vous en parle, que je vous annonce que ce sera ma prochaine visite. J’ai reporté au moins deux fois à cause d’autres activités mais ça y est j’y étais le we dernier… et ça valait vraiment le coup.
Qu’est ce que c’est Potosi ? C’est une ville. Mais encore ? c’est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde (aujourd’hui, 160 000 habitants). On culmine à 4080mètres… Potosi, ça veut dire « tonnerre » en Quechua.

La ville se situe au pied du montagne, le Cerro rico (rico=riche). Pourquoi rico ? parce que la montagne est truffée d’argent, d’étain et autres métaux.
Intéressant non, de l’argent… et des conquistadors ont traîné dans le coin. Est ce que vous voyez où je veux en venir ? Non ? je vous aide : la principale attraction touristique ici, c’est la mine. Ca y est, vous y êtes ? Oui ? alors un petit peu d’histoire avant que je vous raconte mon périple.

Alors, je ne sais plus où j’ai lu ça mais la montagne était déjà exploitée aux temps incas je crois (mais je ne suis vraiment pas sûre). En fait, chaque citoyen inca devait deux ans de service dans les mines à l’empereur inca. On appelle ce système « la mita ». Bon, c’est une sorte d’impôt royal pas très sympa, je vous l’accorde mais ça n’a rien de comparable au système que vont installer les espagnols. C’est en 1545 que la montagne est découverte par les espagnols et ainsi la ville de Potosi est créée. L’année suivant commence l’exploitation de la mine par des indiens et autres. Francisco de Toledo transforme le système de la mita en véritable esclavage. Les espagnols organisent un gigantesque exode de population d’origine Quechua ou Aymara. Les villes de Lima et Buenos Aires permettent le transport de l’argent vers l’Espagne. Les indiens travaillent évidemment dans des conditions d’esclavages et meurent vite. Ils vivent seulement de feuilles de coca. On estime à 6 millions le nombre d’indiens morts dans les mines. En comparaison, cela correspond au nombre de juifs exterminés dans les camps lors de la seconde guerre mondiale par les allemands (si me souvenirs de cours d'histoire sont exacts). Il y a aussi des esclaves africains (venant du commerce triangulaire…). L’argent apporté en Espagne crée une véritable inflation en Europe et va aussi, assez bizarrement être à l’origine de la ruine de l’Espagne : le pays s’endette auprès de ses voisins qui l’approvisionnent en produits manufacturés.
Petite anecdote : On pourrait faire un pont avec tout l’argent extrait de ses mines qui relierait Potosi à l’Espagne…
Autre fait intéressant : au début du XIX, la moitie de la production mondiale d’argent vient toujours de Potosi. Pourtant, à cette époque, l’argent est presque épuisé, et c’est l’étain qu’on exploite essentiellement.
Il existe une expression ici, tirée de Don Quichotte : « Vale un Potosi » = ça vaut bien un Potosi.
Potosi fut une ville très peuplée. Au XVI et XVII, si l’on inclut la population dans les mines, elle est la ville la plus peuplée au monde.
Passons maintenant à ma visite dans cette ville classée UNESCO.




De Cochabamba, il faut y aller en bus, pas le choix, et c’est à peu près 10 heures. Le problème c’est qu’en plus on n’a pas vraiment le choix pour l’horaire. Les bus partent entre 18h30 et 20h30. Je suis partie avec Carmen (18ans – australienne) et Ulrike (17ans – belge). Nous avons pris un bus donc de Cochabamba à 19h30. Voyage de nuit dans un bus pas ce qu’il y a de plus confortable, entourées de Cholitas. Des conditions pas top en gros, mais je suis tellement fatiguée que je m’endors sans souci. Arrivée à 6h du matin à Potosi… ouf on n’a pas si bien dormi que ça, on saute dans un taxi, et hop destination une auberge. La deuxième adresse est la bonne et hop, au lit pour finir la nuit. Et le remède pour l'altitude, c'est quoi ??? un maté de coca !!!

Réveil à 9h, nous sommes allées prendre un petit-déjeuner avant de réserver un tour pour aller voir la mine l’aprem même. Puis nous allons voir la casa de la moneda en face, le lieu où la monnaie était frappée. « ah oui, mais il n’y a que des visites guidées et là c’est fini pour ce matin, revenez cet aprem »… ben non on peut pas… bon bref, balade dans le centre ville pour découvrir cette ville qui a des allures assez proches de Sucre. Je vous avoue que j’ai assez mal vécu la fatigue de la nuit plus l’altitude et je suis donc rentrée faire une sieste avant la mine.
Petite blague maintenant : Nous avions rendez-vous à 13h30 pour la visite de la mine et nous étions en train de prendre notre repas. On sentait qu’on allait voir 10-15 minutes de retard, mais bon on s’est dit « c’est pas grave, bolivian time ». Quand nous sommes arrivées à l’agence, « ben non, le bus est parti »… ;ah mince, et nous qui pensions avoir assimilé la culture… ; enfin, bon, on a retrouvé le bus.
Notre première halte était pour nous équiper. La deuxième pour acheter des cadeaux aux mineurs. Oui parce que la mine est toujours exploitée. D’ailleurs des experts sont venus il y a deux ans et ont annoncé que la mine ne pouvait être exploitée plus que 10ans, car les risques d’ « effondrements » de la montagne deviendraient ensuite trop grand. Et c’est vrai, cette montagne est un vrai gruyère. Les cadeaux, ça peut être un bâton de dynamique avec une mèche et son détonateur, une bouteille de rafraîchissement, des feuilles de coca (le mineurs s’en « nourissent »), de l’alcool à 95°, parce que c’est ça qu’ils boivent etc…
Troisième halte : les entreprises qui transforment le minerai en métal. Et là j’avoue que ma curiosité de chimiste a été piquée mais non satisfaite. Parce que l’anglais de notre guide n’était pas du plus élaboré et que ces détails n’étaient pas bien techniques, genre : on mélange le minerai avec un produit chimique on obtient ça… mouais, pas bien convaincant tout ça, va falloir que je creuse un peu la question.
Quatrième halte, la mine. Ah, enfin. Et c’est là que ça se complique. Ne pas être claustrophobe. Nous sommes rentrés par le premier étage et nous sommes descendus au deuxième puis au troisième par un petit passage en pente. Je dis petit, mais c’était minuscule. J’avais un peu l’impression d’être Alice aux pays des merveilles quand elle se faufile dans le terrier du lapin. On était à 4 pattes puis sur les fesses… Au troisième étage (en dessous hein), à cause de l’activité de la Terre, il fait 30°C. La mine est constituée de 17 étages, le dernier étant à 2km sous terre… et il y fait généralement 55°C… J’avais un bandana sur le visage pour m’aider à respirer. Sauf que j’avais quand même du mal à respirer, à cause du soufre. Sur les parois de la grotte nous voyons des sels comme du sulfate de cuivre (bleu) ou de zinc (blanc). Les mineurs travaillent parfois 24 heures d’affilées, encore une fois en se nourrissant de feuilles de coca et d’alcool fort. Le travail le plus dur est celui qui consiste à pousser des chariots pleins de minerais de deux tonnes… et c’est le moins bien payé. Il est réservé aux jeunes. Le travail dans les mines est interdit avant 18ans, mais beaucoup de mineurs mentent sur leur âge. Le métier est payé selon le minerai rapporté mais c’est correct pour le pays. Par contre l’expérience de vie est de 40-45ans et il faut atteindre 60 ans pour avoir la retraite… Entre la chaleur, l’altitude et l’atmosphère difficilement respirable, on est vite fatigué, et pourtant, on ne travaille même pas… c’est vraiment très intéressant et très éducatifs… les conditions sont incroyablement dures. Il est vraiment difficile d’expliquer ce que l’on ressent en parlant au mineurs et en voyant les conditions alors je m’arrête là.
Nous sommes ensuite allés voir le tio du troisième étage. C’est le diable. Qu’ils prient pour être protégés. Par exemple, avant de boire une gorgée d’alcool, ils en versent quelques gouttes devant le tio et lui demande sa protection.
Nous ressortons  à la lumière du jour, ouf, la mine ne s’est pas écroulée sur nous et nous aurons besoin de quelques heures avant de retrouver une respiration normale.
Cinquième halte : L’explosion à la dynamite. Notre guide nous fait une démonstration. Impressionnant.

Le soir, Potosi fêtait ces 2 siècles de liberté à son tour. Défilés dans les rues. Nous ne sommes pas restées très longtemps : fatigue et froid (4080mètres je vous rappelle)

Le lendemain, nous avions deux choses que nous voulions faire : la casa de la moneda et le lac de Tarapaya. Pour faire les deux, il fallait se lever à 8h…. ce qui nous paraissait difficile. Du coup, nous avons sacrifié la casa de la moneda. Sans aucun doute un très beau musée, mais l’envie de nature était plus pressante. Nous avons donc pris un colectivo 20minutes, marché 20minutes de plus et hop nous voila à la laguna Tarapaya. Paysage lunaire ou martien, comme vous voulez.



Cette laguna est petite mais … parfaitement ronde. Et surtout, l’eau y est chaude. 30°C, c’est même plus rafraîchissant ! On la surnomme el ojo del Inca, car l’inca Huayna Capac, qui souffrait d’une maladie de la peau, y venait (de Cuzco) pour tenter de soulager son mal. Nous y avons fait trempette alors qu’un groupe de bolivien tournaient un vidéo-clip…



Le soir départ à 18h30 pour rentrer à Cocha…. Une nouvelle nuit dans le bus. Les conditions étaient bien meilleures mais je n’ai rien dormi… arrivée dans ma maison à 5h, j’ai du me lever à 8h pour aller au boulot (pour les mauvaises langues qui disent que je ne travaille pas…) d’où la longue attente pour cet article…

Ce we (là, qui vient de se finir), pas grand chose à vous raconter : Parapente saut numéro 2 le samedi matin (le moniteur m’a fait faire quelques acrobaties et ma laisser manœuvrer) et soirée d’anniversaire le soir pour les 25 ans de Daniel.
Le we prochain, il y a un voyage qui se prépare pour aller à La Paz, pour fêter des anniversaires et des départs. Je ne suis pas encore bien sûr d’y aller, car quand je fais mes comptes, c’est mon dernier we tranquille à cocha (je ne compte pas Noël)… Oui, parce que voilà le compte à rebours a commencé, je pars dans moins d’un mois de cocha. Il me reste un peu plus de 3 semaines ici. Et après, je pars pour trois semaines en Argentine et je rentre en France.